Formation aux approches du numérique à l’ORTM

Formation aux approches du numérique à l’ORTM

Cession de 5 jours en avril 2012 à l’ORTM, Bamako – MALI

1. Améliorations concrètes apportées immédiatement :

        1.1. Court-circuiter le maximum d’appareillages analogiques obsolètes et superflus pour améliorer la qualité du signal sur toute la chaine :

          • Distributeurs vidéo analogiques issus de l’installation d’origine.
          • Distributeurs audio analogiques issus de l’installation d’origine.
          • Grille de commutation audio-vidéo analogique issu de l’installation d’origine.
          • Quantité de câblage (allez-retours entre les régies et nodal) poussiéreux et  oxydés.
          • Mise en place d’une liaison directe SDI entre la sortie de la grille SDI et le convertisseur SDI vers Composite PAL, juste en amont des encodeurs de diffusion finale.
          • Remplacement du distributeur audio analogique final par un élément plus récent et non utilisé.
          • Mise en place d’une liaison directe Audio analogique entre la sortie de la grille SDI et le distributeur audio analogique final, juste en amont des encodeurs de diffusion finale.

1.2. Améliorer et étendre l’utilisation du système de diffusion informatique :

          • Paramétrages du pilotage d’appareils liés à la diffusion (grille SDI et magnétoscopes DVCPRO) dans le logiciel de diffusion.
          • Formation à l’utilisation du logiciel de diffusion (VSNmatic) pour intégrer la totalité des éléments diffusés, qu’ils soient de type fichier, cassette ou direct depuis une régie A ou news ou même une contribution satellite (CFI, Canal…) ou terrestre (car de production HD).

1.3. Avantages :

        • Cette organisation permet la traçabilité de tout élément diffusé.
        • Elle établit et délimite la responsabilité de chacun des agents.
        • Elle permet le contrôle des éléments diffusés.
        • Mise en place des « AsRunLogs », c’est-à-dire les reportings de diffusion générés par le logiciel et listant chaque éléments diffusés avec ses caractéristiques (heure de diffusion, durée, identifiant de l’élément…)
        • Cela peut être extrêmement utile notamment pour les éléments publicitaires.

 

2. Jalons d’amélioration programmés suite à notre passage :

        2.1. La grille SDI étant sous-exploitée, nous avons vivement recommandé le câblage vidéo SDI et audio analogique des différents appareils de contribution de programmes (satellite et terrestre), afin de simplifier les process de diffusion de direct et garantir leur fiabilité.

2.2. A l’avenir, il faut planifier le remplacement de tous les encodeurs finaux de diffusion, par des modèles intégrant une entrée SDI, ce qui permettra de garantir à 100% la non altération du signal avant émission.

2.3. Il est urgent de prendre en main la sécurité du parc informatique, en commençant par les éléments les plus sensibles, les outils de diffusion.

Une solution courante est l’installation d’un serveur Antivirus, relié à Internet pour la mise à jour de sa base antivirus, et également au réseau interne pour désinfecter les différents ordinateurs de l’ORTM.

 

3. Présentation aux équipes de la gestion des programmes dans les chaines numériques modernes :

        3.1. On ne bricole plus des grilles sur excel ou word.

3.2. La gestion des programmes et de l’antenne est soutenue par le recours à des logiciels de type client – serveur.

3.3. Chaque service impliqué dispose de droit limitatif correspondant à son périmètre :

        • Le service programme dispose de modules pour gérer les approvisionnements (droits et timing de diffusion, droits d’auteur, fournisseurs…), ce qui lui permet d’exercer sereinement et d’optimiser ses achats en faisant jouer la concurrence sans être débordé par les contingences administratives.
        • Le service programmation construit directement la playlist, organise avec des outils dédiés les rendez-vous des émissions, les rediffusions… Il est généralement scindé entre les programmateurs qui gèrent la macro programmation et ceux qui gère la micro programmation (comblage).
        • Le service de planification publicitaire prépare des offres commerciales dont les prix au spot à spot sont indexés sur le potentiel d’audience de l’heure de diffusion sur une cible donnée (en France, ces tarifs sont calculés en fonction du GRP sur la base des résultats par cible des études Médiamétrie des chaines).
        • Cela permet de préparer des templates de rotation de spot pour les clients et de leur proposer des tarifs adaptés à leurs besoins et moyens.
          L’intégration des plans dans les playlists est instantanée et permet à la programmation de recaler facilement les horaires en agissant sur les micro programmes de comblement.
        • Une fois définitive la playlist est envoyée directement vers le logiciel de diffusion :
            • Les agents de la diffusion ne construisent plus les playlists, ils s’assurent de la bonne diffusion : ils s’assurent que tous les éléments nécessaires sont bien où ils doivent être et font le nécessaire dans le cas négatif.
            • Ainsi chacun fait le travail qui est le sien et pas plus : les programmateurs créent des playlists et les techniciens font de la technique.

 

4. Présentation aux équipes de la gestion des Archives dans les chaines numériques modernes :

        4.1. L’existence d’un département Archive au sein de l’ORTM est une excellente initiative. La coopération avait fourni un système nommé AIME peu ergonomique mais qui présente l’avantage d’exister. Malheureusement ce serveur ne fonctionne plus suite à une infection par virus informatique, depuis trop longtemps pour être sauvé.

4.2. Du coup, la méthode appliquée actuellement ne permet pas la recherche efficace d’un document : en effet l’information de recherche est répartie sur quantité de fichiers excel ou word.

4.3. Il en résulte que si un journaliste cherche une séquence sans connaitre précisément les circonstances de son traitement par la chaine, il n’a aucune chance de le trouver.

4.4. Les solutions mises en place dans les chaines sont sur la base d’une base de données et d’une architecture client – serveur permettant l’accès multiposte aux informations.

4.5. Ces solutions intègrent des critères modulables au gré de l’institution et intégrant tous les supports physiques (fichiers sur serveurs, sur disque, sur cartouche LTO, sur cassette vidéo, DVD, etc…)

4.6. L’avenir n’est plus à l’archivage des PAD (prêt à diffuser), c’est-à-dire les montages finis, mais à l’archivage directement des projets de montage associés aux rushs : cela présente des avantages énormes en terme de fonctionnalités et de recyclage des données.